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Façades

Collection méta-urbaine éditoriale

Façades s’inspire de l’évolution de la ville dans le temps, d’une architecture plus classique aux gratte-ciels brutalistes. Où l’immensité des immeubles cimentés rend l’individu minuscule et insignifiant, où la démolition de bâtiments historiques le laisse sans patrimoine. Façades donne vie à la ville, à ces bâtiments imposants vus de la perspective d’un passant, au changement sous forme de chantiers où les entrailles d’édifices se dessinent sous des bâches lâchement drapées. 

Les formes et détails de la collection reflètent cette évolution architecturale: les arches et l’accumulation de boutons métalliques forment un contraste avec la délicatesse des tricots et avec le minimalisme, la froideur des formes droites et angulaires. Les tissus représentent différentes matières qui forment la ville: le ciment, le béton, la brique, le sable, la terre.

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perspective forcée

Les épaulettes inversées reprennent les lignes verticales et rigides de l’architecture urbaine. En modifiant la structure traditionnelle du vêtement, elles se séparent d’une forme humaine et créent un effet de perspective forcée qui donne au spectateur l’impression d’être tout petit, comme lorsqu’on se tient au pied d’un immeuble, regardant en haut.

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Évolution du concept

Ce projet a évolué au fil du temps; initialement, les vêtements aux formes classiques représentaient un individu discret, noyé dans l’environnement urbain. Cependant, le concept a mûri en engloutissant cet individu dans les façades de la ville à travers des silhouettes plus monumentales, où les corps perdent leurs proportions humaines et deviennent des bâtiments vivants. 

L’environnement urbain est une réponse aux besoins et aux identités des personnes qui y vivent. La ville devient donc un miroir de celui qui l’habite, reflétant ses valeurs, ses comportements et ses transformations. Il semblait donc pertinent d'adopter cette nouvelle approche au concept pour créer des silhouettes plus intéressantes.

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Photographie du Centre psychiatrique Footscray,

Melbourne, août 2016

John Jovic

Automne 2024

***Photos temporaires!

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Les tissus « deadstock » peuvent présenter des imprévus, notamment en raison de leur quantité limitée. Cela a parfois conduit à des ajustements de conception, comme la réduction de la longueur de certains vêtements pour optimiser l'utilisation du tissu disponible. De plus, des imperfections comme de petits trous dans le tricot fin ont inspiré des techniques de plissage, transformant ces défauts en éléments esthétiques uniques au sein de la collection.

Pour Façades, j’ai confectionné une crinoline en bois en utilisant la technique du  « steam bending », qui consiste à courber le bois sous l’action d'une exposition prolongée à la vapeur ou à l'eau bouillante. Cette structure évoque de façon assez littérale les entrailles des bâtiments en construction, avec ses lignes brutes et ses arcs tendus. La crinoline agit comme un squelette architectural, exposant la charpente habituellement cachée derrière les façades.

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Photographie du Centre psychiatrique Footscray,

Melbourne, août 2016

John Jovic

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